(+237) 222 22 51 81    emploi@fnecm.org
À la une

Offre de 600 postes d’ouvriers agricoles. NDAWARA HIGHLAND TEA ESTATE (NHTE)

14 octobre 2008 15048 vues
&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><img src="images/stories/pader/the1.jpg" alt=" " hspace="15" width="301" height="204" align="left" />En date du 12 mai 2008, la Ndawara Highland Tea Estate a saisi le Fonds National de l&rsquo;Emploi &agrave; travers l&rsquo;Agence de l&rsquo;Ouest et du
   
 En date du 12 mai 2008, la Ndawara Highland Tea Estate a saisi le Fonds National de l’Emploi à travers l’Agence de l’Ouest et du Nord Ouest, pour le recrutement de 600 ouvriers agricoles, devant travailler  pour son unité agro-industrielle qui produit du thé dans la province du Nord-Ouest, notamment dans les départements de BOYO et du Ngoketundja.

Au regard de la nature spécifique de cette  offre (ouvriers agricoles, volume important de personnel recherché), la Direction Générale du FNE a donné son accord pour que l’agence de Bafoussam  associe à son traitement, les chargés d’études N° 1 et 2 de l’Agence de Douala. Des professionnels « grands chantiers » aux méthodes éprouvées dans des  opérations de recrutement d’envergures.

C’est ainsi que plusieurs rencontres auxquels le Directeur d’Agence par intérim, a pris part avec le chef du service intermédiation, se sont tenues successivement avec le Directeur Général de la NHTE dans ses locaux à Douala et avec les responsables de l’usine et des plantations pour s’accorder sur les modalités de traitement de cette offre.

 Suite à ces différentes rencontres, le FNE a mis en place, une équipe projet devant mener les actions de recrutement sur le terrain. C’est ainsi que de manière directe, 152 ouvriers agricoles ont été mis à la disposition de la NHTE , et que suite à nos recommandations, les conditions de travail ont été améliorées et permis à l’entreprise de drainer davantage de main d’œuvres, notamment de jeunes scolaires en congés.

Pour la conduite du recrutement sur le terrain, L´étape préliminaire a consisté à rencontrer les autorités administratives et traditionnelles du Ngoketundja, ainsi que le gouverneur de la province du Nord ouest.

Ces rencontres ont permis de :
  • présenter la mission du FNE ;
  • solliciter leur appui pour la réussite de ce projet à travers une sensibilisation des populations ;
  • connaître l’environnement dans lequel le travail va s’effectuer ;
  • capter l’image que la NHTE a auprès des populations pour anticiper sur les éventuels écueils.

Suite à ces rencontres, il a été arrêté une répartition géographique à partir de laquelle l´équipe projet a élaboré un calendrier de travail pour l´enregistrement et le recrutement des ouvriers agricoles en deux phases comme suit :

Phase I :

 La première phase s’est déroulée dans le Département du Ngoketunjia, notamment à la mairie de BALIKUMBAT, à la place du marché de BABUNGO, à la préfecture de NDOP, et à la sous-préfecture de BABESSI    .
Cette première phase s’est déroulée du  04 au 09 Juin 2008 et a permis de recruter un total de 134 personnes ( BALEKUMBAT :    13 personnes ;
BABUNGO : 21 personnes ;  NDOP : 62 personnes ;  BABESSI :     20 personnes ;  BABA I : 12 personnes ;  BAMALI :     06 personnes)

Au total 134 personnes, soit un taux de réalisation de 67% par rapport à l´objectif que nous nous étions assignés de recruter 200 personnes dans cette première phase de recrutement.

Pendant les entretiens de recrutement, nous avons ressenti une forte réticence des populations vis à vis de NHTE. Ces dernières n´ont pas hésité à nous présenter les problèmes et difficultés qu´elles ont rencontré dans leur relation passée avec cette entreprise. Au moins 80% de celles-ci ont déjà travaillé au moins une fois avec NHTE.

Il en ressort trois grands groupes de problèmes et/ou difficultés : Ceux liés à la rémunération, à la logistique et au traitement psychologique

A-    La rémunération :

Les ouvriers ne seraient pas payés à la juste valeur de leur productivité :
  • Désaccord sur le volume de la production,
  • Ecart constaté entre l´émargement et la somme perçue,
  • Paiement des salaires à des heures très tardives,
  • Les plus jeunes ne percevraient que 50% de leur salaire réel,
Tout ceci serait lié à l’absence de toute information et aux nombreuses intimidations dont les employés feraient l’objet en cas de revendications.

B-  Difficultés liées à la logistique :

Le nombre de camions est insuffisant, ce qui entraîne :
  • La surcharge des ouvriers dans les camions non aménagés à cet effet,
  • Les Points de ramassage sont insuffisants,
  • Les longues distances pour atteindre les points de ramassages (toutes les localités n’étant pas desservies),
  • Des horaires de ramassage non respectées, etc.

C-  Traitement psychologique :

  • Certains ouvriers nous ont confié avoir été, molestés par la gendarmerie et/ou par les « Ninja » à cause de revendications salariales,
  • Absence de dialogue entre l’administration et les employés,
  • Les ouvriers ne ressentiraient aucune considération humaine de la part de leur hiérarchie directe,
  • Certains saisonniers n’auraient pas accès aux soins de santé d’urgence.

C’est ainsi que plusieurs personnes ne se sont engagées que dans l’espoir que la présence du FNE va améliorer la situation. Pour les rassurer que le FNE est disposé à intercéder en leur faveur, l’équipe projet à accompagner toutes les nouvelles recrues sur le site et fait état de la situation aux principaux responsables en place, notamment à Messieurs SAH Christopher responsable des plantations et BACHIROU responsable sur site des ressources humaines.

A partir de ces constats, l’équipe projet a émis les suggestions suivantes à la Direction Générale de la Ndawara Tea Estate :

 A-    Image de NHTE dans la localité :

  • Instaurer une cellule de communication (bureau d’accueil, d’écoute et d’information…) pour améliorer les relations aussi bien avec les autorités administratives et traditionnelles que les populations,
  • Entreprendre des actions sociales dans la localité,
  • Participer aux manifestions officielles, notamment dans le Ngoketunja et pas seulement dans le Boyo, car les plantations sont situées à la fois dans les deux départements
  • Mettre en place des boîtes à suggestion dans l’entreprise et places publiques.

B-    Relation de NHTE avec son personnel :

  • Améliorer le système d’évaluation de la productivité journalière en introduisant les carnets de rendement individuels validés par les deux parties (ouvriers et chefs de secteur), payer les salaires aux heures ouvrables,
  • Justifier et informer les ouvriers sur toutes les retenues liées au salaire,
  • Désigner un responsable qui serait l’interlocuteur en cas de litige, en informer les ouvriers et leur faciliter l’accès à celui-ci.


C-    La logistique de NHTE :

  • Augmenter le nombre de camions pour le transport du personnel et les aménager,
  • accroître les points de ramassage,
  • Etablir et respecter les horaires de ramassage,
  • Sous-traiter éventuellement le transport du personnel,
  • Construire à terme des baraques pour les saisonniers, probablement dans le village BABUNGO, car une forte présence humaine nécessite d’autres infrastructures d’accompagnement (divertissements, restauration, lieux de culte…).

 Nos observations et suggestions ont été appréciées par la NHTE, en effet, le survie de NHTE dépend de la relation entre cette dernière et les populations environnantes. Les deux parties ont besoin l’une de l’autre pour l’atteinte des objectifs de développement économique non seulement de la région mais du Cameroun.

C’est ainsi que la société s’est engagée à restaurer un climat de confiance entre elle et les populations riveraines. Quelques temps après notre départ, les effectifs ont sensiblement augmenté et pendant les vacances la structure a eu suffisamment de main œuvre avec l’arrivée des élèves, encouragés par leurs parents, dans les champs.

L’entreprise étant en phase de démarrage, celle-ci ne peut se faire sans heurts, hésitations et dissensions. C’est pourquoi le FNE s’est engagé à être toujours aux côtés de la NHTE pour l’aider à relever l’ambitieux défi qui est le sien.

Après la rentrée scolaire, et suite à la demande de la NHTE, une nouvelle descente plus allégée de l’équipe projet a eu lieu en début octobre 2008 dans le département de BOYO, selon  les mêmes principes et notamment à Belo.

Phase II :

La phase deux de l’opération s’est déroulée du 03 au 05 octobre 2008 dans le village Belo dans le département du BOYO. La phase préliminaire nous a permis de relever que les conditions de travail se sont effectivement améliorées dans les usines et plantation de la NHTE.

 Le recrutement s’est limité dans ce village où 18 personnes ont été recrutées, à cause de l’état des routes qui ne permettent pas aux véhicules de la NHTE d’aller plus loin.

Si la structure maintient les conditions actuelles de travail ou les améliore davantage, elle ne devrait plus avoir des difficultés à recruter du personnel, notamment si la logistique nécessaire est mise en place.


EQUIPE PROJET NDAWARA :

  • Pierre Tekapsso         DABAF pi
  • Annette Amara           Charge d’études N°1 DLA
  • Collette Bimaï            Chargé d’études N°2 FNE DLA
  • Léopold Ngomezo’o    Chef SIM Baf
  • Moma Chifor              Cadre SIM Baf
  • Suzanne Loko            Cadre SIM baf
  • Tchagou Gustave        Fichier SIM Baf

Commentaires 0

Soyez le premier à commenter cet article.

Laisser un commentaire

Newsletter FNE

Inscrivez-vous pour recevoir nos dernières actualités directement dans votre boîte mail.